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Les Français et le smartphone en 2016


Tout au long de la journée, les Français vérifient leur smartphone en moyenne 26,6 fois par jour (et quasiment le double, soit 50 fois par jour, pour les 18-24 ans).


Une fenêtre sur le monde digital

En 2016, le smartphone arrive pour la première fois en tête des équipements digitaux.
Désormais, 77 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclarent en posséder un. C’est un chiffre qui progresse encore nettement par rapport à 2015, où il s’élevait à 70 %. Et les intentions d’achat ou de renouvellement restent élevées. Contrairement à certains pays voisins comme le Royaume-Uni, la France ne semble donc pas encore avoir atteint la saturation du taux d’équipement en smartphone. Le taux d’équipement en ordinateur portable, quant à lui, s’établit à 74 %, en léger recul par rapport à l’année précédente. Celui en tablettes continue de progresser et atteint 53 %, mais son rythme de croissance ralentit nettement. Tout indique donc que le smartphone s’est imposé dans le cœur des Français comme le moyen d’accès privilégié à l’univers digital, que ce soit pour la communication, le travail, les achats et les formalités du quotidien, ou encore le divertissement. Proche des yeux, proche du cœur : outil numérique polyvalent, le téléphone portable est devenu omniprésent. Il accompagne les Français partout et tout le temps. Pour un Français sur cinq, il se passe moins de cinq minutes entre le réveil et le premier coup d’œil au téléphone portable (hors désactivation de l’alarme) ; une proportion qui double chez les 18-24 ans. Le soir, 23 % des Français le consultent une dernière fois moins de cinq minutes avant de s’endormir.


Tout au long de la journée, les Français vérifient leur smartphone en moyenne 26,6 fois par jour (et quasiment le double, soit 50 fois par jour, pour les 18-24 ans).

Quand la passion vire à l’addiction : pour certains Français, le seuil de la dépendance semble bel et bien avoir été franchi. De fait, 41 % des Français confessent qu’il leur arrive de consulter leur téléphone au milieu de la nuit, hors vérification de l’heure. Et une part non négligeable d’entre eux - 7 % - déclarent même répondre à leurs messages nocturnes. L’usage intensif du téléphone portable peut aussi générer des comportements à risque : ainsi, 58 % des Français reconnaissent qu’il leur arrive de consulter leur smartphone au volant et 66 % alors qu’ils traversent la rue. Enfin, le téléphone portable s’immisce de plus en plus dans les foyers, au point de devenir parfois source de conflit : 81 % des Français disent utiliser leur smartphone pendant les repas pris en famille ou en compagnie d’amis ; 43 % des jeunes de 18 à 24 ans admettent qu’il leur arrive de se disputer avec leurs parents au sujet d’un usage excessif du téléphone portable.

Les usages qui montent, ceux qui peinent
Les applications de paiement mobile peinent à décoller, avec 5 % seulement des Français qui disent les avoir testées ou les utiliser régulièrement. Leur désaffection est, pour 48 % d’entre eux, le manque d’intérêt perçu, et pour 37 % d’entre eux des préoccupations sur le niveau de sécurité offert. De même, les applications domotiques et les applications de suivi d’activité, comme les bracelets ou montres connectés par exemple, restent pour l’instant très peu répandues.

A l’inverse, les assistants vocaux (Siri, Google Now, Cortana, etc.) font une entrée remarquée dans l’édition 2016. Pas moins de 29 % des Français déclarent y avoir recours, avec des usages centrés sur la météo, l’aide à la navigation routière, l’état du trafic ou la recherche géolocalisée.

Les usages « en mobilité » progressent eux aussi fortement.
Ainsi, 49 % des Français disent utiliser leur smartphone dans les transports en commun en 2016, un chiffre en hausse de 19 points sur un an. On note aussi que les « mobinautes » ont des usages de plus en plus sophistiqués et consommateurs de bande passante : navigation sur Internet pour 42 % des Français, échanges sur les réseaux sociaux pour 39 % d’entre eux, ou encore consultation d’actualités, visionnage de vidéos ou streaming musical.

Réticences face à la publicité
La publicité non consentie indiffère et de plus en plus de Français prennent des mesures pour la bannir de leur téléphone portable. Plus de quatre Français sur cinq déclarent n’être réceptifs à aucune forme de publicité mobile.

Les formats les plus efficaces sont les formats consentis : les newsletters par email auxquelles les « mobinautes » souscrivent délibérément ou les listes de diffusion par SMS sur inscription, mais ces formats ne touchent que 5 % des Français.

A contrario, un nombre croissant de consommateurs cherchent à se prémunir des formes de publicité les plus intrusives : ils sont 13 % à avoir installé un logiciel de blocage de la publicité (« ad-blocker ») et 28 % à déclarer avoir l’intention de le faire dans les 12 mois à venir.

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Source : Deloitte.com
Petite précision : Deloitte est l'un des quatre grands cabinets d'audit et de conseil (Big Four) avec PricewaterhouseCoopers, Ernst & Young et KPMG, né des fusions successives des acteurs anglo-saxons historiques de ce secteur. Deloitte est leader mondial au sein des Big Four, avec un chiffre d'affaires atteignant 28,8 milliards de dollars en 2011. Il s'agit également du plus grand cabinet d'audit au monde avec un effectif de 182 000 employés, et du plus ancien des Big Four. Depuis 2009, Deloitte est aussi le premier cabinet d'audit en France.

Posté par le 20/02/2017 | Lu 344 fois