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PME : les réseaux sociaux, un business à explorer



EXCLU // D'après une étude de bpifrance publiée le 12 décembre dernier, 70 % des dirigeants de PME-ETI sont présents sur les réseaux sociaux. Mais seuls un quart d'entre eux sont actifs. Or, le potentiel est à développer en termes de prospection commerciale, gestion de la relation client, veille concurrentielle ou recrutement.

A la surprise générale, les patrons de PME sont massivement sur les réseaux sociaux. D'après une étude réalisée par bpifrance auprès de 1.600 dirigeants de PME et ETI françaises, « Réseaux sociaux, des espaces virtuels aux opportunités réelles », 70 % d'entre eux possèdent une page ou un compte sur un des 5 principaux réseaux. Facebook est de loin le plus fréquenté puisque 80 % y sont, suivi par LinkedIn (52 %), Twitter (27 %), YouTube (24 %), puis Instagram (18 %).


Mais seulement un quart y sont actifs. 80 % dépensent moins de 10.000 euros par an, 40 % rien du tout. C'est un territoire « largement inexploré », selon bpifrance, et, surtout, ils n'y voient pas l'intérêt en termes de business. Comme pour la plupart des sujets de digitalisation viennent dans les raisons évoquées le manque de temps et de compétences. Et, aussi, la crainte des commentaires négatifs pour 28 % d'entre eux. Ces fameux avis qui vous plombent un restaurant ou une marque. Et, enfin, 40 % n'en voient pas l'intérêt.

En lançant cette étude, les auteurs pensaient que les réseaux sociaux avaient supplanté les sites Web. Il n'en est rien. Ils arrivent en complément, puisque 80 % des PME-ETI interrogées disent avoir encore un site Internet. La stratégie digitale se joue donc sur les deux fronts.

Sans réelle surprise, le secteur d'activité joue dans le degré d'implication. Les entreprises en contact avec le consommateur final, dans les services, le commerce ou le tourisme, sont les plus assidues. A contrario, celles qui sont dans l'industrie, le bâtiment et l'agroalimentaire sont plus passives.

L'objectif de bpifrance est de convaincre les PME de l'intérêt des réseaux en termes de business. Plus de la moitié des entreprises déclarent publier des informations et faire de la veille. Or, il y a d'autres cartes à jouer. « On associe souvent les réseaux sociaux à la notoriété, donc à la marque, mais il y a d'autres usages utiles », martèle Elise Tissier, directrice de bpifrance Le Lab, comme la prospection commerciale, la gestion de la relation client, la veille concurrentielle, le recrutement des collaborateurs, l'achat d'espaces publicitaires…

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Bpifrance chiffre à « 10.000 euros par an coût de personnel inclus » le budget nécessaire minimal.

Car, si créer une page ou un compte est gratuit, il faut ensuite investir. Terminé les messages mis gratuitement sur les réseaux. « La communication tend à devenir principalement sponsorisée », expliquent les experts. Pour être vu parmi des millions de messages, il faut payer le réseau pour publier du contenu (texte, photo, vidéo) auprès de sa cible ou pour mettre de la pub.

Eldorado ?
Faut-il pour autant s'y précipiter ? Pas forcément. « On est un peu dans un phénomène en vogue. Or, les réseaux sociaux peuvent fonctionner pour une PME si elle a une stratégie, ni plus ni moins. Ce n'est pas non plus l'eldorado », prévient Pierre-Olivier Cazenave, vice-président du Social Media Club France, qui réunit des acteurs du digital.

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